• "49 Jours", Fabrice Colin

    "49 Jours", Fabrice Colin"49 Jours", Fabrice Colin, éditions Michel Lafon, novembre 2012

    Floryan est un ado comme un autre.
    Un peu mieux loti quand même. Famille aisée, avenir tout tracé. Des amourettes et les copains remplissent sa vie agréablement.
    Sauf que…Floryan meurt à 17 ans dans un  attentat et se retrouve dans un monde étrange, l’Intermonde.
    Il y rencontre «Elohim », appelez le comme vous voulez (ange, dieu, tentateur, ou autre, au choix…), qui lui demande de prendre une décision.
    Le suivre dans le Royaume (le meilleur des mondes, bien évidemment), dont il ne pourra rien voir avant de se décider, ou sauter dans un gouffre rempli des brumes, Nihil,( néant, enfer, l’inconnu, ou autre, au choix…).
    Ce monde est une inconnue pour Floryan, désorienté et perdu encore dans sa vie d’avant.
    Il a 49 jours pour faire son choix.
    L’Intermonde est magnifique, les paysages grandioses, Floryan va errer dans ce monde inconnu plusieurs jours, avant de rencontrer quelqu’un.
    Un homme qui lui montrera un troisième choix. Rester dans l’Intermonde dans un village des Egarés.
    Voilà.
    Prendre son temps pour faire un choix, réfléchir, tout parait simple. Mais dans ce roman, rien n’est simple.
    Floryan va découvrir que les brumes de Nihil permettent de se déplacer dans le temps, visiter les époques révolues, mais également se projeter dans le futur, en voyageant sur le dos d’un Altar (un dragon ?).
    Le futur est fortement déconseillé, mais Floryan va y aller, juste pour voir sa famille, juste pour voir ce qu’ils sont devenus…
    C’est là ou on trouve toute la complexité de ce roman.
    D’un coté, le choix de Floryan, de l’autre le futur, désolant, apocalyptique, une rencontre impossible, une réflexion sur sa vie d’avant, futile et inachevé.
    Une mission à accomplir ? 
    Fabrice Colin nous livre ici un récit très différent de ses autres romans.
    Certes, le côté fantastique est là, l’aventure va crescendo, la chute est surprenante.
    La différence est dans la réflexion sur ce qu’il se passe « après », dans la manière d’appréhender ce monde qu’on ne connait pas.
    Ici, les « vérités » universelles sont remises en question, nos convictions se retrouvent fortement ébranlées, les clichés sont balayés.
    J’ai fini ce roman hier et j’ai encore devant les yeux le monde qui change, les immeubles et les paysages qui se transforment au fil des années…en accélérée.   
    Un roman remarquable, une écriture belle et nerveuse, je verrais bien ce roman adapté au cinéma… les images me hantent déjà. 

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