• Maud Lethielleux,calme et optimisme...

    Maud LethielleuxMa première rencontre avec Maud Lethielleux, c’était quand son premier roman à été publié aux éditions Stock. Il s’appelle Dis oui, Ninon. L’histoire de Ninon, une petite fille qui vit, toute seule avec son père, une vie pas vraiment  facile. Souvent livrée à elle même, ne connaissant pas de bonnes manières, ne comprenant pas les adultes ni leur monde. Mais Ninon aime son  père et son père l’aime. Ils construisent leur vie à partir de rien, avec des choses simples, avec des petits bouts de bonheur. Un histoire magnifique racontée avec toute la sérénité et candeur d’une petite fille.

    Depuis Maud Lethielleux a publié trois autres titres:

    D'où je suis, je vois la luneD’où je suis je vois la lune aux éditions Stock
    Présentation de l’éditeur :
    Moon a choisi la rue parce qu’elle a décidé d’être « elle-même dans ce monde où les gens sont devenus des autres ». Elle ne fait pas la manche, elle vend des sourires, et observe avec malice le manège des gens pressés.
    « Je dis : Avec cinquante centimes d’euros, qu’est-ce qu’on achète à notre époque ? J’insiste, il accélère, petite pirouette : Non sans déc’, à ce prix, franchement, tu trouves des trucs intéressants à acheter ? Le type finit par s’arrêter, il se demande où je veux en venir, et c’est là que je sors le grand jeu, tutti et compagnie, je dis : Un sourire à ce prix-là, c’est pas cher payé ! Et j’attends pas qu’il accepte, je lui refourgue un petit sourire façon majorette à dentelles, épaules en arrière et tête haute. Le type soupire, il pense qu’il se fait avoir. Il n’a que dix centimes mais je lui fais quand même le sourire en entier. Je suis pas une radine. »

    Autour d’elle, il y a Michou et Suzie avec leur Caddie, Boule, son crâne rasé et sa boule de billard à dégainer en cas de baston, les kepons migrateurs avec leurs crêtes de toutes les couleurs, et surtout, il y a Fidji et ses projets sur Paname. Pour lui, elle a décidé d’écrire un roman, un vrai.
    Et il y a Slam qui sort de prison, Slam qui aime les mots de Moon et a une certitude : un jour, elle décrochera la lune…

    J'ai quinze ans et je ne l'ai jamais faitJ’ai quinze ans et je ne l’ai jamais fait aux éditions Thierry Magnier (jeunesse)
    Présentation de l’éditeur :
    Capucine, dite Capuche, est une intello belle, arrogante, super douée. Obsédée par le fait qu’il est temps de faire l’amour, de préférence avec un homme assez expérimenté, sans acné ni appareil dentaire, elle a jeté son dévolu sur François Martin, prof d’histoire-géo, et fait tout ce qu’elle peut pour le rencontrer le plus souvent possible. Ses manœuvres sont tellement intelligentes et subtiles qu’il ne s’aperçoit de rien.
    Dans sa classe, Martin, avachi sur sa chaise, rêve de musique. Bassiste dans un groupe, il prépare son premier concert public. Ces deux-là s’ignorent, mais pas pour longtemps. Et pourtant, ce n’est pas une histoire d’amour qui s’ébauche…
    Roman à deux voix qui se joue des conventions, fait mine d’être un roman pour fille, mais bien plus que cela, ébauche le portrait d’ado contemporains, dans des familles d’aujourd’hui.

    Tout près, le bout du mondeTout près le bout du monde aux éditions Flammarion (jeunesse)
    Présentation de l’éditeur :
    Tout près, le bout du monde « Moi j’aime bien l’idée du journal. Il paraît que personne ne lira ce que j’écris alors je peux tout dire, c’est pratique, j’aime bien tout dire quand personne ne peut l’entendre. Je sais pas ce que je peux raconter, si je dois dire mon âge et me présenter, par exemple écrire sur la première page ” Bonjour, je m’appelle Malo, je viens d’arriver chez Marlène… ” ou si je dois parler de ce qu’on fait tous les jours, ou plutôt de mes pensées, de mes rêves ou de mes cauchemars. Je sais pas si je peux parler de Jul et de Solam. Je sais pas si je dois expliquer pourquoi je suis là, toute façon, je suis pas sûr et certain de savoir. »

     

    Géraldine Busson (blog “Les coups de coeur de Géraldine“) à présenté  un interview avec Maud Lethielleux. Voici quelques extraits :

    Pourrais tu commencer par nous rappeler ce qui t’a mené à prendre la plume pour écrire Dis oui Ninon, nous rappeler comment Ninon est né ? 
    Dis oui, Ninon n’était pas un projet mûri à long terme, il s’est imposé. Je venais d’écrire deux romans (qui n’ont pas été publiés) et j’avais décidé de faire une petite pause au Maroc. Sur le trajet en voiture cette histoire est née. Elle s’est construite entre Casa et Essaouira, à mon insu ! En arrivant, je n’ai pas tenu plus de 5 minutes, j’ai ouvert mon ordi et j’ai commencé, comme poussée malgré moi. Je n’avais pas l’impression d’écrire cette histoire, mais plutôt qu’elle s’écrivait à travers moi. C’était très fort, un immense bonheur, mais j’ai beaucoup pleuré aussi, comme si mon enfance me sautait au visage.

    Initialement, j’avais pris la plume quelques mois plus tôt. Suite à un souci de santé j’avais arrêté de travailler et écrire me permettait de continuer à créer, à mon rythme, en tenant compte de mes limites.

    Te souviens tu de ton ressenti lorsque tu as appris que tu allais être éditée par Stock ? 
    Oui ! J’ai pensé que c’était une grosse blague, j’ai passé mon temps à essayer de deviner quel copain imitait la voix de Jean-Marc Roberts ! Mais quand il a parlé de Liliane Rodd, une autre éditrice, j’ai su que c’était bien lui.

    Après, j’ai stressé ! Il devait me rappeler deux jours plus tard, il n’avait lu que les 100 premières pages. Et j’avais eu cette expérience avec Anne Carrière pour mon tout premier manuscrit, elle m’avait appelée, très excitée, sa lectrice en chef avait adoré et elle ne m’a jamais recontactée. Mais Jean-Marc m’a rappelée comme convenu le lundi matin à onze heures.

    Après, j’ai stressé encore plus ! (je suis, comme qui dirait, d’un naturel anxieux !) J’étais heureuse bien sûr mais morte de trouille. J’avais peur de ne pas leur plaire, de n’être pas crédible, de les décevoir et qu’ à la finale, ils ne veuillent pas de moi

    Dis Oui Ninon a remporté un énorme succès littéraire bien relégué aussi par la blogosphère. T’attendais tu à un tel succès ? Un an après, quel est ton point de vue sur cette époque ?
    Je ne m’attendais à rien. Enfin, j’essayais de ne rien attendre !

    Et ce n’était pas non plus un “énorme succès”, mais un succès de librairie qui s’est fait tout doucement grace au bouche à oreilles (sous toutes ses formes), ce qui est vraiment très bien pour un premier roman et qui donne sa chance au prochain. Mais rien à voir avec les grands succès comme Les déferlantes, par exemple.

    Ca m’a fait immensément plaisir mais je ne l’ai pas pris pour moi, plutôt pour Ninon, et pour l’enfant que j’ai été. Comme une réconciliation.

    J’avais vraiment l’impression que le livre était une entité à part entière.

    Aujourd’hui, quand je repense à ce moment, je pense au stress, la peur qu’il ne vive pas, que personne ne le lise. Je me souviens être allée en librairie le jour de la sortie et avoir remarqué que personne ne l’achetait. J’étais en apnée, je me disais souvent : C’est fini, il va aller au pilon.

    La joie est venue ensuite, quand j’ai commencé à rencontrer des lecteurs, quand des articles ont parus, quand j’ai lu les chroniques, quand j’ai su qu’il serait traduit et qu’il paraîtrait en poche. J’ai pris conscience que c’était réel et que j’avais une chance énorme. Que j’étais vraiment privilégiée.

    Il me semble qu’un autre écrit ait trouvé éditeur puisque, au mois de mai, chez Thierry Magnier, “J’ai 15 ans et je ne l’ai jamais fait” a vu le jour… Comment présenterais-tu ce bébé là ?
    C’est un roman pour grands ados mais qui est, je pense, tout à fait adapté aux adultes aussi. Je me suis beaucoup amusée, sans trop me demander à qui je l’enverrai, est-ce qu’il plairait, est-ce qu’il serait éditable… Je l’ai écrit pour retrouver confiance car j’avais complètement et à nouveau perdu confiance en moi, je n’avais pas réussi à écrire pendant 9 mois et la sortie de « D’où je suis… » venait d’être repoussée. J’ai pensé qu’il y avait urgence personnelle et je m’y suis mise.

    « J’ai 15 ans et je ne l’ai jamais fait » est une histoire racontée par 2 narrateurs, Capucine qui n’a qu’une idée en tête : perde sa virginité, et Martin, un musicien très sensible.

    Je l’ai envoyé par la poste…

    Aujourd’hui j’en écris un nouveau qui me tient énormément à cœur. Je ne sais pas encore si je vais le proposer en jeunesse ou chez Stock. C’est l’histoire de 3 adolescents en rupture sociale qui se retrouvent ensemble dans une maison d’accueil à la campagne.

    Quelle lectrice es-tu ? Quels sont tes 3 derniers coups de coeur littéraires ?
    Je lis de tout, sans à priori. J’aime les écritures simples, limpides et la joie derrière les mots.

    Mes derniers coups de cœur :

    Slam de Nick Hornby (que la blogueuse Lutecewoman m’a conseillé), j’aime cet auteur, l’humanité qui se dégage de ses livres, sa façon de nous faire entrer physiquement dans les personnages, l’amusement de l’auteur, sa simplicité.

    Twist” de Delphine Bertholon (nous avons fait une signature ensemble, on s’est envoyé nos livres) J’ai été bluffée par ce roman ambitieux et d’après moi très abouti. Elle a su faire d’un sujet douloureux un roman léger et gracieux.

    En cage de Kalisha Buckhanon au Rouergue Doado, un roman épistolaire poignant qui touche un sujet auquel je suis très sensible : l’univers carcéral.

    Retrouvez le texte intégral de cet interview ici : http://cdcoeurs.over-blog.net/

    Depuis Maud Lethielleux à préparé un autre livre qui va paraître au mois de mai 2011 aux éditions Thierry Magnier:

    Marre de l’amour de Maud Lethielleux
    Présentation de l’éditeur :
    “Chacun rêve d’avoir une famille unie, des parents qui s’aiment…Ah bon ? Pierrot lui ne voit que des inconvénients à l’amour que ses parents éprouvent l’un pour l’autre.
    Ils sont toujours d’accord sur tout, roucoulent les yeux dans les yeux. Alors que les familles recomposées de ses copains offrent pas mal d’avantages en fait (non pas pour les cadeaux, ça ne marche plus). Avec eux, Pierrot va tenter de faire « désaimer » ses parents. Rude tâche, occasion pour l’auteur de narrer les ruses et subterfuges dont sont capables les enfants qui décidément ont beaucoup d’imagination.”

    Pas besoin de le dire… je l’attends avec l’impatience.

     

     

     

     

    Article déjà publié par moi sur le blog Cultura


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  • Commentaires

    1
    Dimanche 27 Novembre 2011 à 16:45
    Géraldine B

    Et bien, voici un blog déjà bien fourni qui trouvera j'en suis sûr sa place sur la blogosphère ! Bienvenue et bonne chance !

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